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Éric Rousseau, bâtisseur de rêves et de projets

Éric Rousseau, bâtisseur de rêves et de projets

Lorsqu'il a fondé l'entreprise ER Gestion Rénovation, en 2002, Éric Rousseau était inconnu de la plupart des Moulinois. Mais au cours des 10 dernières années, son honnêteté, son écoute et son dévouement l'ont élevé au rang des personnes les plus inspirantes de notre région, tant dans le milieu des affaires que sur la scène communautaire. Rencontre avec un homme dont la générosité n'a d'égale que la grandeur de son cœur.

L'histoire qui lie Éric Rousseau à sa région a véritablement commencé il y a de cela quelques années, avec le projet de construction de la Maison Sutton Synergie Trisomie-21.

Yvon Cousineau, à la tête de cette importance initiative au profit de l'Association de parents d'enfant trisomique-21 de Lanaudière (APETL), annonçait alors la création d'une immense «chaîne d'amour» afin d'amasser les ressources nécessaires pour la tenue des travaux. Car il faut dire, à l'époque, il s'agissait du plus grand projet régional à être pris en charge par la communauté, et il fallait donc trouver de généreuses personnes pour se joindre au mouvement.

«C'est dans ce contexte qu'Yvon Cousineau m'a approché, parce qu'il avait besoin d'un gestionnaire de projet. Même si j'étais plutôt habitué de travailler sur de petits projets, tels que la rénovation de salles de bain ou de sous-sols, j'ai accepté de l'aider. Et depuis, l'APETL est devenue une deuxième famille pour moi», confie Éric Rousseau.

Avec cœur et dévouement

À ce moment, le Mascouchois était encore loin de s'imaginer les proportions qu'allait prendre ce projet. «Honnêtement, je ne pensais pas que ça allait être aussi gros… Je l'ai fait avec cœur et jamais je n'ai abandonné, parce que je n'ai qu'une seule parole. Mais j'ai vécu des hauts et des bas. Pendant deux ans et demi, j'ai passé presque toutes mes soirées sur le chantier et j'ai même parfois dormi dans ma roulotte. J'ai tellement travaillé sur ce projet que j'en suis venu à négliger ma propre entreprise et à m'approcher dangereusement du précipice. Ça a été toute une aventure», se souvient-il avec émotion.

Encore aujourd'hui, il continue d'aider l'APETL de toutes les façons qu'il le peut. Pas de doute, ses yeux comme ses paroles témoignent de l'affection qu'il ressent pour cet organisme. «Je me suis attaché à l'APETL et à ses jeunes. Ces enfants, bien qu'ils soient différents, sont extraordinaires et ont beaucoup à apporter. Je leur donnerais tout.» L'entrepreneur participe d'ailleurs à presque toutes les activités de l'organisme. «Sans lui, nos vies seraient bien différentes», soutient Chantal Lamarre, directrice générale de l'APETL.

Hommage à la générosité

Pour le remercier de sa générosité, l'Association a d'ailleurs donné le nom d'Éric Rousseau à sa toute nouvelle salle de stimulation. «C'est ma plus grande fierté… Ça va toujours rester, et je suis content pour mes enfants et mes petits-enfants qui verront ce que j'ai fait pour cet organisme, et qui auront peut-être le goût de prendre la relève.»

S'il n'a pas d'enfant atteint du syndrome de la trisomie 21, le Mascouchois sait quelle réalité cela peut représenter pour un parent. Quand il y repense, c'est peut-être aussi pour cette raison qu'il a embarqué dans le projet. «Lorsque j'étais jeune, je gardais mon ami, Dany Verner, qui était handicapé des jambes. Je préférais ça aux danses étudiantes. Et aujourd'hui, j'héberge ma mère, également handicapée.»

Aider les gens

Depuis qu'il s'est investi pour l'APETL, Éric Rousseau continue de s'impliquer. Que ce soit auprès du Centre Le Diapason ou de la FADOQ – Cercle d'or de Mascouche (il en est l'un des principaux commanditaires en plus d'agir en tant que conseiller spécial au président), ses actions témoignent de son grand cœur.

Dans le milieu des affaires, on l'a aussi vu en tant qu'administrateur et commanditaire de la Chambre de commerce de Mascouche, implication qu'il a dû mettre de côté pour se consacrer davantage à sa conjointe et à ses deux enfants.

«Je dois aussi apprendre à penser à moi… J'ai réalisé cette année que ma santé était importante et qu'il me fallait ralentir un peu. C'est vrai que je continue à m'impliquer, mais ce que je veux par-dessus tout, c'est aider les gens à devenir autonomes. Pour que je ne sois non pas une bouée, mais plutôt une sorte d'inspiration…» conclut-il. Et c'est effectivement ce qu'il est devenu pour toute la communauté : une grande source d'inspiration.

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Confidences d'un cœur généreux

Comment vous êtes-vous senti lorsque vous avez appris que la nouvelle salle de stimulation de l'APETL porterait votre nom? C'est très gratifiant. Quand j'ai des moments difficiles, je pense à ça et ça me fait un bien énorme. Ça va toujours rester, et personne ne pourra jamais me l'enlever.

Qu'est-ce que vous aimez le plus des jeunes de l'APETL? Pour moi, ils sont des êtres humains comme tous les autres, qui sont capables de grandes choses. Tout ce qu'ils veulent, c'est être acceptés.

Plusieurs personnes aimeraient vous voir en politique… Je sais (rires)! Je suis quelqu'un qui aime tout le monde, et depuis quelque temps, il y a même des gens qui m'ont approché pour me suggérer de me présenter à la mairie de Mascouche! Mais sérieusement, je ne ferai jamais de politique.

La Revue - Mardi le 4 décembre 2012
Courtoisie